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État de situation des candidats et suivi d’insertion des certifiés : une obligation pour les organismes de formation agréés

État de situation des candidats et suivi d’insertion des certifiés : une obligation pour les organismes de formation agréés

Dans le cadre de l’agrément délivré par la branche Prévention-Sécurité, les organismes de formation doivent respecter un certain nombre d’exigences visant à garantir la qualité et la traçabilité des parcours de formation.

Parmi ces obligations figure la mise en place d’un état de situation des candidats à l’entrée en formation et d’un suivi d’insertion professionnelle des certifiés.

Cette exigence, prévue par l’article 13 du cahier des charges, constitue un élément essentiel pour mesurer l’efficacité des dispositifs de formation et leur impact sur l’emploi dans la branche.

Identifier la situation des candidats à l’entrée en formation

Les organismes de formation agréés doivent être en mesure de recueillir et d’identifier la situation des candidats au moment de leur entrée en formation.

Cet état de situation permet notamment de déterminer le statut du stagiaire au démarrage de son parcours, par exemple :

  • demandeur d’emploi
  • salarié
  • personne en reconversion professionnelle
  • autre situation particulière.

Ces informations constituent un indicateur important pour analyser les parcours et les trajectoires professionnelles des apprenants.

Assurer le suivi de l’insertion professionnelle des certifiés

Au-delà de l’entrée en formation, les organismes doivent également assurer un suivi du devenir professionnel des personnes ayant obtenu la certification.

Ce suivi doit être réalisé à deux échéances :

  • 6 mois après l’obtention de la certification
  • 24 mois après l’obtention de la certification

L’objectif est de mieux comprendre l’impact des formations sur l’accès à l’emploi et l’évolution professionnelle des certifiés.

Justifier la mise en œuvre de ce suivi

Les organismes agréés doivent être en mesure de démontrer la mise en œuvre effective de ce suivi.

À ce titre, ils doivent conserver et être capables de transmettre à l’organisme certificateur les éléments permettant d’attester que ce suivi a bien été réalisé.

Ces informations contribuent notamment à l’évaluation globale des dispositifs de formation et à l’amélioration continue de la qualité des certifications de la branche.

Respecter les règles de protection des données

Les informations collectées dans le cadre de ce suivi concernent des données personnelles. Leur traitement et leur transmission doivent donc être réalisés dans le strict respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Les organismes de formation doivent veiller à garantir la confidentialité, la sécurisation et l’usage conforme de ces données.

Un bilan annuel à transmettre

Enfin, les organismes agréés doivent produire un bilan annuel présentant les résultats de leurs actions, tant sur les aspects quantitatifs que qualitatifs.

Ce bilan est établi selon une trame transmise par l’organisme certificateur et permet d’avoir une vision consolidée des résultats de la formation au sein de la branche.

Un enjeu central pour la qualité des formations

Au-delà de l’obligation réglementaire, l’état de situation des candidats et le suivi d’insertion des certifiés constituent des outils précieux pour mesurer l’efficacité des formations et accompagner la professionnalisation du secteur. Ils permettent également de mieux comprendre les parcours des professionnels de la sécurité privée et d’adapter les dispositifs de formation aux besoins du terrain.

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