Le mercredi 8 avril 2026, le Conseil d’Administration de l’Association pour le Développement de la Formation (ADEF) a procédé à l’élection de son Bureau paritaire pour 2 ans.

Ont été élus :

• Président : M. Pascal RITTER (SNEPS-CFTC)

• Vice-Président : M. Alexandre NAZET (GES)

• Trésorier : M. Cédric PAULIN (GES)

• Trésorier adjoint : M. William TICHIT (SUD-SOLIDAIRES)

Par ailleurs, le jeudi 9 avril 2026, la Commission Paritaire Nationale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (CPNEFP) de la branche prévention et sécurité a procédé à l’élection de sa Présidence paritaire pour 2 ans.

Ont été élus :

• Président : M. Cédric PAULIN (GES)

• Vice-président : M. Dominique DESCHAMPS (FEETS-FO).

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Dans le cadre de l’agrément délivré par la branche Prévention-Sécurité, les organismes de formation doivent respecter un certain nombre d’exigences visant à garantir la qualité et la traçabilité des parcours de formation.

Parmi ces obligations figure la mise en place d’un état de situation des candidats à l’entrée en formation et d’un suivi d’insertion professionnelle des certifiés.

Cette exigence, prévue par l’article 13 du cahier des charges, constitue un élément essentiel pour mesurer l’efficacité des dispositifs de formation et leur impact sur l’emploi dans la branche.

Identifier la situation des candidats à l’entrée en formation

Les organismes de formation agréés doivent être en mesure de recueillir et d’identifier la situation des candidats au moment de leur entrée en formation.

Cet état de situation permet notamment de déterminer le statut du stagiaire au démarrage de son parcours, par exemple :

  • demandeur d’emploi
  • salarié
  • personne en reconversion professionnelle
  • autre situation particulière.

Ces informations constituent un indicateur important pour analyser les parcours et les trajectoires professionnelles des apprenants.

Assurer le suivi de l’insertion professionnelle des certifiés

Au-delà de l’entrée en formation, les organismes doivent également assurer un suivi du devenir professionnel des personnes ayant obtenu la certification.

Ce suivi doit être réalisé à deux échéances :

  • 6 mois après l’obtention de la certification
  • 24 mois après l’obtention de la certification

L’objectif est de mieux comprendre l’impact des formations sur l’accès à l’emploi et l’évolution professionnelle des certifiés.

Justifier la mise en œuvre de ce suivi

Les organismes agréés doivent être en mesure de démontrer la mise en œuvre effective de ce suivi.

À ce titre, ils doivent conserver et être capables de transmettre à l’organisme certificateur les éléments permettant d’attester que ce suivi a bien été réalisé.

Ces informations contribuent notamment à l’évaluation globale des dispositifs de formation et à l’amélioration continue de la qualité des certifications de la branche.

Respecter les règles de protection des données

Les informations collectées dans le cadre de ce suivi concernent des données personnelles. Leur traitement et leur transmission doivent donc être réalisés dans le strict respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Les organismes de formation doivent veiller à garantir la confidentialité, la sécurisation et l’usage conforme de ces données.

Un bilan annuel à transmettre

Enfin, les organismes agréés doivent produire un bilan annuel présentant les résultats de leurs actions, tant sur les aspects quantitatifs que qualitatifs.

Ce bilan est établi selon une trame transmise par l’organisme certificateur et permet d’avoir une vision consolidée des résultats de la formation au sein de la branche.

Un enjeu central pour la qualité des formations

Au-delà de l’obligation réglementaire, l’état de situation des candidats et le suivi d’insertion des certifiés constituent des outils précieux pour mesurer l’efficacité des formations et accompagner la professionnalisation du secteur. Ils permettent également de mieux comprendre les parcours des professionnels de la sécurité privée et d’adapter les dispositifs de formation aux besoins du terrain.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Professionnalisation des métiers, qualité des formations, structuration des parcours : les enjeux liés aux compétences occupent désormais une place centrale dans l’avenir de la sécurité privée. Le 5 mars dernier, la 3ᵉ édition des Assises de la formation en sécurité privée, organisée par l’ADEF et la CPNEFP de la branche Prévention-Sécurité, a rassemblé à Paris institutions, entreprises et acteurs de la formation pour partager analyses et perspectives sur les transformations du secteur.

Au cours de la journée, et au fil des échanges, un constat s’est imposé avec force : la professionnalisation des métiers, l’exigence accrue de qualité dans les formations et la structuration cohérente des parcours constituent désormais des enjeux de compétences qui s’affirment comme un pilier central de l’avenir de la sécurité privée.

Un cadre de contrôle de la formation en évolution

La matinée a été consacrée aux évolutions du cadre de contrôle de la formation professionnelle, un sujet central pour les organismes de formation comme pour les entreprises du secteur.

Les interventions du CNAPS, de France Compétences, d’AKTO et de la Présidence de l’ADEF ont permis d’apporter un éclairage sur les transformations en cours : exigences réglementaires renforcées, rôle des institutions dans la régulation de la formation et attentes croissantes en matière de qualité des dispositifs pédagogiques.

Au-delà des aspects réglementaires, ces échanges ont mis en évidence une tendance de fond : la formation constitue désormais un levier essentiel de crédibilité et de professionnalisation pour la sécurité privée.

Les certifications de branche, socle des parcours professionnels

Autre séquence majeure de la journée : les discussions consacrées au rôle des certifications de branche dans la structuration des compétences.

Les interventions de France Travail, du Président de RATP Sécurité Expertises, de l’Adjoint au chef du Centre National de Certification CYNODEX / Académie de Police et de la Vice-Présidence de l’ADEF ont souligné la place majeure de ces certifications dans la construction de parcours professionnels lisibles et reconnus.

En définissant des référentiels communs de compétences, les certifications de branche permettent à la fois de sécuriser les parcours des professionnels, d’accompagner l’évolution des métiers et de garantir un niveau d’exigence partagé par l’ensemble des acteurs du secteur.

Emploi, attractivité et besoins en compétences

La question de l’emploi et de l’attractivité des métiers a également occupé une place importante dans les débats.

À la lumière des décisions prises par la CPNEFP, notamment en matière de financement de la formation, les interventions d’un représentant patronal de la branche ainsi que de deux dirigeants d’entreprises de sécurité privée ont permis d’apporter un éclairage concret sur les besoins du terrain.

Recrutement, intégration des nouveaux professionnels, adaptation des compétences aux nouvelles attentes des clients : les échanges ont souligné l’importance de dispositifs de formation capables d’accompagner durablement les transformations du secteur.

Une ambition partagée : renforcer la professionnalisation du secteur

Au-delà de la diversité des interventions, cette troisième édition des Assises a fait émerger une conviction largement partagée : la formation est au cœur de l’avenir de la sécurité privée.

Dans un secteur en mutation, confronté à des exigences croissantes en matière de qualité et de responsabilité, la capacité à structurer les compétences et à accompagner les parcours professionnels apparaît comme un facteur clé de développement.

Former mieux pour sécuriser demain : telle est l’ambition qui résume l’esprit de ces Assises et les travaux engagés par la branche pour accompagner, avec constance et exigence, l’évolution du secteur.

Remerciements

L’ADEF et la CPNEFP de la branche Prévention-Sécurité remercient l’ensemble des intervenants et participants pour la richesse des échanges et leur engagement en faveur du développement des compétences dans la sécurité privée.

Merci notamment à : David Clavière, Préfet, Directeur du CNAPS, Olivier Driffort, Président de l’UFACS, Goulven Droumaguet, Directeur de la certification de France Compétences, Alexandre Nazet, Président de l’ADEF, Jean Hédou, Nadine Crinier, Directrice régionale de France Travail Ile-de-France, Philippe Jouve, Président de RATP Sécurité Expertises, Charles Migan, Vice-Président de l’ADEF, Laurent Souloumiac, Major de police, Adjoint au chef du Centre National de Certification CYNODEX / Académie de Police, Alban Ragani, Vice-Président du GES, Yves Hocde, adjoint à la Directrice de la Direction des entreprises et partenariats de sécurité et des arme et Jean-Mary Pierre, Délégué général du SESA, représentant de la CPNEFP.

Leur contribution a largement participé à faire de cette journée un temps fort de réflexion collective sur l’avenir de la formation dans la sécurité privée.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

L’ADEF, Association pour le Développement de la Formation Professionnelle dans la branche Prévention Sécurité, lance un processus de recrutement en CDD de remplacement pour le poste d’Assistante administrative.

Jouant un rôle essentiel dans la structuration et l’amélioration des compétences des professionnels du secteur de la Sécurité Privée, l’ADEF, premier certificateur en sécurité privée en France, regroupe 660 organismes de formation agréés, possède 9 certifications de branche (TFP et CCC) et délivre plus de 10 000 certifications par an.

L’ADEF est une Association Loi 1901 et une instance paritaire, composée à égalité de représentants d’employeurs et de représentants de salariés de la branche Prévention Sécurité. Son fonctionnement est identique à une association classique (bureau, conseil d’administration…). 

Descriptif du poste :

Le poste à pourvoir de  d’Assistante administrative est en Contrat à Durée Déterminée (CDD) pour motif de remplacement, à temps complet et répond du statut Employé.

Il relève de la Convention Collective Nationale des entreprises de prévention et de sécurité.

Sous la responsabilité de la Présidence paritaire et du Coordinateur de l’ADEF , cette personne aura notamment en charge les missions suivantes :

  • Accueil téléphonique ;
  • Classement et archivage ;
  • Saisie et mise en forme de documents divers et rédaction des courriers ;
  • Enregistrements comptables (chèques, virements bancaires)
  • Gestion du courrier (réception, rédaction dispatch, affranchissement…)
  • Gestion de la base de données ;
  • Edition, impression et envoi des parchemins ;
  • Remontées et transmissions des anomalies constatées ;
  • Mise à jour des fichiers.

Le salaire est à négocier selon profils.

Le poste est à pourvoir pour une prise de poste effective dès le choix du candidat ou de la candidate opéré.

Profil recherché :

Ce poste nécessite de la personne qu’il l’occupera la maîtrise des tâches administratives décrites ci-dessus.

Il [elle] est autonome, consciencieux(se), motivé(e), possède un bon sens de l’organisation et d’adaptation à son environnement de travail.

Une expérience dans le secteur de la formation et/ou de la sécurité privée est souhaitée.

Comment candidater ?

Le [la] candidat[e] doit transmettre son CV et une lettre de motivation à destination du Président, du Vice-Président de l’ADEF et du Coordinateur de l’ADEF aux adresses mail suivantes :

– alexandre.nazet@ges-securite-privee.org

– migan.unsa@yahoo.fr

– pf.bertaux@adef-securite.fr

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Le renouvellement de l’agrément ADEF ne relève pas d’une simple formalité administrative. Il s’inscrit dans un cadre réglementaire précis, dont le respect conditionne la continuité de votre habilitation à délivrer les certifications de la branche Prévention – Sécurité.

La règle est claire : la demande de renouvellement doit être déposée au moins deux mois avant la date de fin de validité de l’agrément. Ce délai est impératif.

Un délai réglementaire de deux mois avant échéance

L’Article 16 du cahier des charges relatif au renouvellement de l’agrément prévoit que le prestataire agréé doit adresser sa demande aux services de l’ADEF deux mois avant la fin de validité de son agrément.

Ce délai permet l’instruction du dossier dans des conditions sécurisées et garantit l’absence de rupture administrative. Il ne s’agit ni d’une marge indicative ni d’un délai de confort : il constitue une obligation.

Il appartient à chaque organisme de formation agréé de vérifier la date d’expiration figurant sur sa décision d’agrément et d’organiser en conséquence le dépôt de son dossier.

Après expiration : il ne s’agit plus d’un renouvellement

Le texte est explicite : toute demande déposée après la date de fin de validité de l’agrément est juridiquement considérée comme une nouvelle demande d’agrément.

Cette requalification n’est pas neutre. Elle implique l’application des frais d’inscription supplémentaires prévus par le règlement, à hauteur de 100 euros. Elle peut également entraîner un décalage dans l’instruction du dossier, avec des conséquences potentielles sur la capacité de l’organisme de formation à poursuivre ses actions de formation sous agrément.

La distinction entre renouvellement anticipé et nouvelle demande n’est donc pas formelle. Elle conditionne la sécurité administrative de votre structure.

Un enjeu de continuité d’activité

L’agrément ADEF constitue le fondement réglementaire de la délivrance des certifications de branche. Une absence d’agrément valide, même temporaire, peut fragiliser la programmation des sessions de formation, les engagements contractuels et la relation de confiance avec les partenaires.

Anticiper le renouvellement, c’est garantir la continuité juridique de votre activité et éviter toute situation d’incertitude.

Une gestion rigoureuse des échéances, intégrée dans vos procédures internes de conformité, constitue une mesure de prudence indispensable.

Une obligation au service de la qualité et de l’équité

Le respect du calendrier de renouvellement participe à la stabilité et à la crédibilité du dispositif de certification de la branche Prévention – Sécurité.

En veillant au respect des délais, l’ADEF assure une application homogène des règles entre l’ensemble des organismes agréés et sécurise le cadre réglementaire dans lequel ils exercent.

En cas de doute sur la date d’échéance ou sur les modalités de dépôt du dossier, il est recommandé de prendre contact avec l’ADEF en amont.

Le principe est simple : pour éviter toute rupture ou surcoût administratif, la demande de renouvellement de l’agrément ADEF doit être déposée au minimum deux mois avant son expiration. L’anticipation constitue la meilleure garantie de continuité et de conformité.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Le recours à la sous-traitance est une pratique admise dans le cadre des formations de la branche Prévention – Sécurité. Il peut répondre à des besoins ponctuels de compétences spécifiques, à une organisation multi-sites ou à des contraintes d’activité.

Toutefois, la sous-traitance est strictement encadrée. En matière de certification de branche, la conformité administrative constitue une condition essentielle de maintien de l’agrément.

Un principe fondamental : l’information préalable de l’organisme certificateur

L’organisme doit tenir à disposition de l’ADEF tous les documents liés à la sous-traitance lors d’un contrôle.

L’agrément délivré au titre des certifications de la branche Prévention – Sécurité engage la responsabilité de l’organisme titulaire, y compris lorsque certaines prestations sont réalisées par un tiers.

La transparence dans l’organisation pédagogique et administrative est donc une exigence structurante du dispositif.

Les justificatifs devant être tenus à disposition en cas de contrôle de l’ADEF

Le dossier concernant la sous-traitance doit comprendre l’ensemble des pièces permettant de vérifier la conformité du sous-traitant au cadre réglementaire applicable.

  • L’autorisation d’exercer en cours de validité délivrée par le CNAPS, tant pour les exploitants individuels que pour les personnes morales concernées. Il convient de rappeler que le retrait par le CNAPS de l’autorisation d’exercer entraîne automatiquement le retrait de l’agrément délivré pour les certifications de la branche Prévention – Sécurité.
  • La copie de la carte professionnelle des formateurs salariés intervenant dans le cadre des formations doit également être fournie. Cette carte doit comporter une photographie récente, mentionner l’identité complète du titulaire, l’identité et l’adresse de l’employeur ainsi que le numéro de carte professionnelle délivré par le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité. La carte remise par l’employeur doit expressément porter la mention relative à la formation aux activités privées de sécurité.
  • Enfin, une attestation sur l’honneur d’acceptation et de respect du cahier des charges, dûment complétée et signée, doit être jointe au dossier.

L’ensemble de ces éléments permet à l’ADEF de s’assurer que la prestation sous-traitée répond aux mêmes exigences de conformité et de qualité que celles imposées à l’organisme agréé.

La responsabilité de l’organisme agréé

Le recours à la sous-traitance ne transfère pas la responsabilité liée à l’agrément. L’organisme titulaire demeure pleinement responsable des actions réalisées sous son agrément, qu’elles soient exécutées directement ou par l’intermédiaire d’un tiers.

Cette responsabilité porte sur la conformité administrative, la qualification des intervenants, la régularité des autorisations et le respect du cahier des charges de la branche. La sous-traitance ne peut constituer une zone d’incertitude juridique ou organisationnelle.

Les conséquences d’une non- conformité

Le texte est explicite : en cas de non-conformité constaté pour le recours à la sous-traitance, l’agrément peut être suspendu par l’organisme certificateur (ADEF) dans l’attente de la transmission et de la vérification des pièces justificatives.

La suspension constitue une mesure conservatoire destinée à garantir la conformité du dispositif. Elle peut toutefois avoir des conséquences opérationnelles importantes pour l’organisme concerné, notamment en termes de continuité des sessions de formation et d’image auprès des candidats et partenaires.

Il appartient donc à chaque organisme agréé d’intégrer cette obligation dans ses procédures internes et d’anticiper toute situation de sous-traitance avant son effectivité.

L’ADEF, garant de la conformité et de l’équité

L’exigence de déclaration préalable ne répond pas à une logique de contrainte administrative, mais à une mission de sécurisation du dispositif de certification de branche. En tant qu’organisme certificateur, l’ADEF veille au respect du cadre réglementaire, à l’équité entre les organismes agréés et à la qualité des formations dispensées.

La transparence et l’anticipation constituent les meilleures garanties de maintien de l’agrément. En cas de doute sur l’interprétation d’une situation de sous-traitance ou sur les pièces à fournir, il est recommandé de solliciter l’ADEF en amont de la mise en œuvre.

Le recours à la sous-traitance est donc possible. Il est encadré. Le respect de cette obligation conditionne la sécurisation de votre agrément et la pérennité de votre activité au sein de la branche Prévention – Sécurité.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Le recours au distanciel dans les formations en sécurité privée est une question de fond. Usages pédagogiques, qualité des apprentissages, contrôle des conditions de formation : autant d’enjeux qui justifient une approche progressive, maîtrisée et objectivée. C’est dans cet esprit que la CPNEFP et l’ADEF ont décidé de lancer une expérimentation du distanciel dans certaines formations initiales de la branche Prévention-Sécurité.

Validée en CPNEFP le 13 novembre 2025, cette démarche ouvre une phase d’observation structurée, sans remise en cause du cadre réglementaire existant.

Une expérimentation ciblée et limitée dans le temps

La CPNEFP et l’ADEF, en leur qualité d’organismes certificateurs des titres à finalité professionnelle (TFP) de la branche Prévention-Sécurité, mettent en œuvre une expérimentation du recours au distanciel dans les formations initiales relevant du Livre VI du Code de la sécurité intérieure.

Cette expérimentation s’applique aux formations préparant aux TFP APS (Agent de prévention et de sécurité) et TFP DSP (Directeur de sécurité privée).

Prévue pour une durée d’environ vingt-quatre mois, elle vise à observer, analyser et objectiver les conditions de mise en œuvre du distanciel dans un secteur fortement réglementé, où les exigences de professionnalisation demeurent centrales.

Un cadre réglementaire inchangé

L’expérimentation s’inscrit strictement dans le cadre réglementaire existant.

Elle est conduite conformément :

  • à l’arrêté du 1er septembre 2025 relatif aux formations initiales aux activités privées de sécurité ;
  • à l’arrêté du 23 octobre 2024 relatif aux conditions matérielles et pédagogiques de la formation.

Elle ne crée aucune dérogation et n’introduit pas d’exigences supplémentaires, sauf dispositions spécifiques prévues dans le cadre de l’expérimentation.

Les examens, quant à eux, demeurent intégralement en présentiel, selon des modalités inchangées, quelle que soit la part de distanciel intégrée à la formation.

Déclarer le recours au distanciel : une étape indispensable

Les organismes de formation agréés souhaitant intégrer une part de distanciel dans leurs formations initiales doivent le signaler lors de la déclaration de session sur l’intranet de l’ADEF, en cochant la case dédiée.

Cette déclaration constitue un point clé du dispositif. Elle permet à l’ADEF :

  • d’assurer une visibilité globale sur le recours au distanciel ;
  • d’informer la CPNEFP, en séance plénière, du nombre de sessions concernées ;
  • et, le cas échéant, de déclencher des contrôles ciblés.

Des contrôles adaptés aux spécificités du distanciel

Afin de tenir compte des modalités propres à la formation à distance, une grille de contrôle spécifique, établie par la CPNEFP, vient compléter la grille de contrôle habituellement utilisée pour les formations en présentiel.

Cette grille repose exclusivement sur les exigences prévues par la réglementation en vigueur.

Les écarts constatés entre les plateformes d’enseignement à distance, leurs modalités de déploiement et les critères de contrôle pourront conduire à un examen en CoDE, conformément aux procédures en vigueur.

Une articulation avec les missions du CNAPS

L’ensemble du dispositif, incluant la grille de contrôle spécifique, est transmis au CNAPS, pour information et utilisation éventuelle dans le cadre de ses missions de contrôle des prestataires de formation.

Construire une doctrine partagée

Les enseignements tirés de cette phase expérimentale permettront d’ajuster, si nécessaire :

  • les modalités de contrôle,
  • la doctrine d’application du distanciel,
  • et les pratiques au sein du réseau des organismes de formation agréés de la branche Prévention-Sécurité.

Cette expérimentation s’inscrit ainsi dans une logique d’amélioration continue, au service de la qualité des formations et de la professionnalisation durable des acteurs du secteur.

Ce que ça change concrètement pour les organismes de formation

Pour les organismes de formation agréés de la branche Prévention-Sécurité, cette expérimentation implique plusieurs points d’attention opérationnels :

  • Le distanciel devient possible, à titre expérimental, dans certaines formations initiales (TFP APS et TFP DSP), sans modification des conditions d’examen.
  • Toute session intégrant du distanciel doit être déclarée lors de l’enregistrement de la session sur l’intranet de l’ADEF, via la case dédiée.
  • Les exigences réglementaires restent inchangées : le distanciel ne constitue ni une dérogation, ni un assouplissement des obligations pédagogiques et matérielles.
  • Des contrôles spécifiques peuvent être déclenchés, à partir d’une grille dédiée à la formation à distance, en complément des contrôles habituels.
  • Les résultats aux examens feront l’objet d’un suivi attentif, afin d’évaluer l’impact du distanciel sur la réussite des candidats.
  • Les modalités pourront évoluer à l’issue de l’expérimentation, en fonction des enseignements tirés et des constats partagés au sein de la branche.

Cette expérimentation ouvre donc une possibilité, mais impose une vigilance renforcée sur la qualité, la traçabilité et la conformité des formations dispensées.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Un changement d’adresse de site de formation implique des obligations précises. Tout organisme de formation agréé par l’ADEF doit informer l’organisme certificateur en amont de tout déménagement d’un site de formation, dans le respect des délais et des exigences fixées par le cahier des charges. Cet article détaille les démarches à effectuer et les documents à transmettre pour rester en conformité.

Une obligation réglementaire à respecter

Conformément à l’article 6 du cahier des charges, tout prestataire agréé qui déménage vers un nouveau site de formation est tenu :

  • d’informer l’ADEF au minimum deux mois avant la date prévue du déménagement,
  • de procéder à cette information par email,
  • et de transmettre l’ensemble des justificatifs relatifs à la nouvelle adresse.

Cette information préalable est obligatoire. Elle conditionne la poursuite de l’agrément du site de formation.

Documents à transmettre pour la nouvelle adresse

Lors de la déclaration de déménagement, l’organisme de formation doit transmettre les documents suivants pour le nouveau site :

  • Attestation d’assurance Responsabilité Civile (RC) couvrant les activités exercées à la nouvelle adresse ;
  • Plan des locaux et photos permettant d’apprécier leur configuration et leur conformité ;
  • Autorisation d’exercer délivrée par le CNAPS : à minima, le récépissé de déclaration au CNAPS de l’activité à la nouvelle adresse ;
  • Extrait KBIS et avis SIRENE mentionnant la nouvelle adresse, avec un numéro SIRET en cours de validité.

Ces documents sont à transmettre par email à l’ADEF. Tout dossier incomplet ou non conforme peut retarder l’instruction de la demande.

Visite de contrôle du nouveau site de formation

Une fois l’ensemble des documents réceptionnés et examinés par l’ADEF, une visite du nouveau site de formation est réalisée par un contrôleur de l’organisme certificateur. Cette visite intervient après le déménagement et a pour objectif de vérifier la conformité effective des locaux aux exigences du cahier des charges.

La visite de contrôle réalisée sur le nouveau site de formation est facturée à l’organisme de formation agréé. Cette facturation est établie sur la base des frais réels engagés par l’organisme certificateur, incluant notamment les frais de déplacement, le temps d’intervention et les frais associés.

Points de vigilance à retenir

Pour sécuriser la démarche et éviter tout blocage administratif, il est recommandé de :

  • anticiper la déclaration dès que le projet de déménagement est confirmé ;
  • respecter strictement le délai de deux mois ;
  • vérifier la conformité des locaux avant transmission du dossier ;
  • transmettre un dossier complet, lisible et à jour dès le premier envoi.

À retenir

Tout déménagement de site de formation doit être déclaré, documenté et contrôlé. Cette procédure permet d’assurer la conformité réglementaire des organismes agréés et la continuité de leur activité de formation dans le cadre des certifications de la branche Prévention-Sécurité.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Pour délivrer les titres professionnels de la branche Prévention–Sécurité, un organisme de formation doit impérativement obtenir l’agrément de la CPNEFP, délivré par l’ADEF. Cet agrément, valable quatre ans, atteste de la conformité de l’organisme aux exigences réglementaires, pédagogiques et logistiques fixées par la profession.

Pour vous aider à préparer votre demande dans les meilleures conditions, voici la liste des critères à respecter et des documents à anticiper.

1. Rassembler les documents administratifs obligatoires

Avant toute démarche, vérifiez que votre structure dispose des éléments suivants :

  • Justificatif d’immatriculation : Kbis (moins de 6 mois), preuve d’inscription à la chambre des métiers, ou publication au JO + statuts (pour les associations).
  • SIRET valide.
  • Déclaration d’existence : récépissé datant de moins de deux ans (article L. 6351-1 du Code du travail).
  • Attestations sociales et fiscales à jour : URSSAF, MSA, retraites… documents de moins de 3 mois.
  • Assurance responsabilité civile professionnelle : attestation en cours de validité.

Astuce : regroupez toutes ces pièces dans un dossier unique pour faciliter l’audit.

2. Vérifier la conformité de vos locaux et infrastructures

La CPNEFP exige un cadre de formation adapté et sécurisé. Votre établissement doit disposer :

  • d’une salle de formation d’au moins 25 m² par session,
  • de sanitaires séparés,
  • d’une zone de détente,
  • d’une surface pratique intérieure ou extérieure dédiée aux exercices de ronde,
  • de l’ensemble des équipements pédagogiques en cohérence avec les référentiels des formations (matériel sécurité incendie, dispositifs d’entraînement, supports APS, etc.).

Objectif : pouvoir démontrer que vos stagiaires évoluent dans des conditions réalistes et conformes aux pratiques du métier.

3. S’assurer des compétences pédagogiques des formateurs

Les formateurs doivent justifier :

  • d’une certification SST valide,
  • de compétences en SSIAP,
  • de la sensibilisation aux risques terroristes,
  • et plus globalement, d’une expérience pédagogique et professionnelle cohérente avec les référentiels.

L’ADEF vérifie systématiquement ces éléments pour garantir un niveau d’exigence homogène au sein de la branche.

4. Vérifier votre agrément SST

Il est obligatoire que l’organisme soit déjà agréé SST avant de déposer sa demande d’agrément CPNEFP.

Sans cet agrément, la demande ne pourra pas être instruite.

5. Anticiper la procédure d’agrément

Quelques points essentiels à ne pas négliger :

  • L’agrément est délivré par formation et par établissement. Chaque site de formation doit disposer de son numéro d’agrément dédié. L’agrément est valable 4 ans.
  • Le renouvellement doit être demandé un an avant l’échéance.
  • Les organismes doivent respecter strictement les délais de planification et de déclaration des sessions et examens : un non-respect peut entraîner suspension ou retrait de l’agrément.

6. Préparer un dossier complet avant dépôt

Un dossier solide repose sur :

  • une ingénierie pédagogique alignée sur les référentiels de la branche,
  • des procédures internes formalisées,
  • un système de suivi des apprenants (émargements, évaluations, attestations),
  • une organisation logistique maîtrisée,
  • des preuves de conformité prêtes à être présentées à l’audit.

7. Déposer sa demande en ligne

Les organismes peuvent ouvrir leur demande d’agrément directement depuis la plateforme dédiée : INSCRIRE SON ORGANISME DE FORMATION ET OUVRIR SA DEMANDE D’AGRÉMENT : https://extra35.adef-securite.fr/PUBLIC/ADEF/DemandeAgrement.aspx

L’ADEF, partenaire de votre réussite

L’obtention de l’agrément CPNEFP délivré par l’ADEF traduit une volonté claire : offrir des formations rigoureuses, reconnues et alignées avec les besoins opérationnels du terrain.

L’ADEF reste mobilisée pour accompagner les organismes de formation à chaque étape, répondre à leurs questions et garantir une montée en compétences homogène au sein de la branche.

Avec une préparation méthodique et une bonne anticipation, votre organisme met toutes les chances de son côté pour obtenir l’agrément en 2026.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

À l’occasion de cette nouvelle année, l’ADEF adresse à l’ensemble des acteurs de la formation en sécurité privée ses vœux les plus chaleureux. Organismes de formation, dirigeant(e)s, formateurs et formatrices, partenaires institutionnels : votre engagement quotidien fait avancer la formation dans la branche.

2025 a confirmé le dynamisme du secteur :

Le lancement de nouvelles certifications, des parcours de formation renforcés, des initiatives pédagogiques ambitieuses … Autant d’évolutions rendues possibles grâce à votre implication et à votre volonté de faire progresser les compétences au service de la sécurité des personnes et des biens.

En 2026, l’ADEF restera pleinement mobilisée pour accompagner cette dynamique. Notre action se poursuivra aux côtés des organismes de formation pour :

  • soutenir les démarches d’agrément et de qualité,
  • faciliter l’accès à des parcours certifiants exigeants,
  • encourager les innovations pédagogiques,
  • et renforcer la professionnalisation d’un secteur en constante évolution.

Plus que jamais, nous croyons dans le rôle structurant de la formation pour préparer les professionnels de demain et répondre aux attentes du terrain.

Nous vous souhaitons une année 2026 riche en projets, en réussites et en collaborations fructueuses.

Merci pour votre confiance et pour votre contribution essentielle à la vitalité de la branche Prévention–Sécurité.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée