Le recours à la formation à distance fait désormais partie des modalités possibles d’organisation du Titre à finalité professionnelle d’Agent de prévention et de sécurité (TFP APS). Mais cette possibilité est strictement encadrée.

Sur les 175 heures de formation, un maximum de 51 heures peut être réalisé à distance. Au moins 124 heures doivent donc être dispensées en présentiel, dont une part importante consacrée aux exercices, démonstrations et mises en situation professionnelle.

Pour information, le certificateur de branche a légèrement restreint le nombre d’heures maximal pouvant être réalisées en distanciel pour le TFP APS. En effet, la règlementation (arrêté du 1er septembre 2025 relatif à la formation initiale des agents privés de sécurité) prévoit la possibilité de réaliser 62 heures en distanciel au titre de la formation initiale desdits agents.

Cette répartition répond à un objectif essentiel pour la Branche Prévention-Sécurité : permettre aux organismes de formation de faire évoluer leurs modalités pédagogiques sans compromettre la qualité de la formation ni l’acquisition effective des compétences nécessaires à l’exercice du métier d’agent de prévention et de sécurité.

Quelles séquences peuvent être organisées à distance ? Lesquelles doivent impérativement rester en présentiel ? Voici les principaux repères à connaître.

TFP APS : 51 heures maximum de formation à distance

Le programme du TFP APS représente 175 heures de formation.

Sa répartition prévoit :

  • 124 heures minimum en présentiel, soit 71 % de la formation, comprenant 63,5 heures de pratique et 60,5 heures d’enseignements théoriques ;
  • 51 heures maximum à distance, soit 29 % de la formation.

Les séquences identifiées comme pouvant être organisées à distance représentent précisément 50 h 30. Le plafond de 51 heures constitue donc un maximum et ne signifie pas que n’importe quelle séquence peut être basculée en distanciel. Seuls certains enseignements sont concernés.

Quels enseignements du TFP APS peuvent être dispensés à distance ?

Les séquences pouvant être réalisées à distance concernent principalement l’acquisition de connaissances juridiques, théoriques et méthodologiques.

Dans le socle de base, 23 heures sont identifiées comme réalisables à distance :

  • UV 2 – Environnement juridique : 17 heures > Cette partie couvre notamment le livre VI du Code de la sécurité intérieure, la déontologie professionnelle, certaines dispositions du Code pénal, l’article 73 du Code de procédure pénale, les libertés publiques et privées ainsi que les principes de la République française.
  • UV 3 – Gestion des conflits : 3 heures sur 5 > Cette séquence permet notamment de travailler l’analyse et la prévention des comportements conflictuels. Les 2 heures restantes doivent être réalisées en présentiel.
  • UV 4 – Module stratégique : 3 heures sur 5 > Une partie des enseignements relatifs à la transmission des consignes et des informations ainsi qu’à la rédaction d’un rapport circonstancié peut être réalisée à distance.

À ces enseignements s’ajoutent 27 h 30 au sein de la spécialité APS :

  • Complément juridique : 3 h ;
  • Complément stratégique : 1 h ;
  • UV 6 – Modalités d’appréhension : 3 h sur 7 ;
  • UV 7 – Risques terroristes : 6 h 30 sur 13 ;
  • UV 11 – Gestion des risques : 2 h sur 11 ;
  • UV 12 – Événementiel spécifique : 7 h ;
  • UV 14 – Risques industriels : 5 h sur 7.

Au total, 50 h 30 de séquences sont ainsi identifiées comme pouvant être dispensées à distance, dans la limite du plafond fixé à 51 heures.

Le distanciel est réservé à des apprentissages compatibles avec cette modalité

Le choix des séquences pouvant être réalisées à distance répond à une logique pédagogique. Elles permettent notamment au futur agent de connaître le cadre légal de ses missions, de comprendre les différents risques auxquels il peut être confronté, d’analyser certaines situations, d’acquérir des connaissances méthodologiques ou encore de maîtriser les principes de transmission des informations.

Le distanciel peut ainsi contribuer à préparer les apprentissages pratiques qui seront ensuite travaillés en présentiel.

Certaines UV sont d’ailleurs mixtes : une partie théorique peut être suivie à distance, tandis que les enseignements nécessitant des exercices ou une mise en pratique restent obligatoirement réalisés en présentiel.

C’est par exemple le cas de la gestion des conflits, des modalités d’appréhension, de la prévention des risques terroristes ou encore des risques industriels.

Quelles séquences doivent obligatoirement rester en présentiel ?

Plusieurs modules ne peuvent pas être réalisés à distance.

C’est le cas de :

  • L’UV 1 – Gestes élémentaires de premiers secours ;
  • L’UV 5 – Prévention des risques d’incendie ;
  • L’UV 8 – Module professionnel ;
  • L’UV 9 – Palpation de sécurité et inspection des bagages ;
  • L’UV 10 – Télésurveillance et vidéoprotection ;
  • L’UV 13 – Gestion des situations conflictuelles dégradées.

D’autres modules ne peuvent être réalisés que partiellement à distance. Les heures restantes doivent donc être organisées en présentiel.

C’est notamment le cas des UV consacrées à la gestion des conflits, aux modalités d’appréhension, aux risques terroristes, à la gestion des risques ou aux risques industriels.

Au total, 124 heures de formation restent obligatoirement réalisées en présentiel.

Pourquoi la pratique reste-t-elle centrale dans le TFP APS ?

Sur ces 124 heures en présentiel, 63,5 heures sont spécifiquement consacrées à la pratique. Cette place est essentielle au regard des compétences attendues d’un agent de prévention et de sécurité.

Les stagiaires doivent notamment apprendre à réaliser les gestes de secours, intervenir face à un début d’incendie, gérer concrètement une situation conflictuelle, contrôler des accès, réaliser une ronde de surveillance ou une palpation de sécurité, appréhender une personne dans le respect du cadre légal ou encore réagir face à une attaque terroriste.

Ces compétences ne peuvent pas être acquises uniquement par l’apprentissage de connaissances théoriques. Les exercices, démonstrations et mises en situation permettent au stagiaire de transformer les connaissances acquises en comportements professionnels, mais également de travailler sa posture, ses réactions, sa communication et sa capacité à prendre une décision adaptée face à une situation concrète.

Le développement du distanciel ne doit pas se faire au détriment de la qualité

L’ouverture d’une partie du TFP APS à la formation à distance constitue une évolution des modalités pédagogiques. Elle ne remet toutefois pas en cause le niveau d’exigence attendu dans la préparation des futurs professionnels.

La Branche Prévention-Sécurité reste particulièrement attentive à la qualité des formations dispensées et à l’acquisition effective des compétences.

Le métier d’agent de prévention et de sécurité confronte les professionnels à des situations dans lesquelles ils doivent savoir observer, analyser, communiquer, prendre une décision et agir dans le respect d’un cadre juridique précis.

La formation doit donc permettre non seulement d’acquérir des connaissances, mais aussi de savoir les mobiliser en situation professionnelle.

C’est précisément pour préserver cet équilibre que le programme distingue les connaissances pouvant être acquises à distance des enseignements et entraînements qui nécessitent la présence physique du stagiaire et du formateur.

Comment organiser une session de TFP APS intégrant du distanciel ?

Pour les organismes de formation agréés, l’introduction du distanciel suppose donc de raisonner séquence par séquence, et non simplement en fonction du plafond global de 51 heures.

Avant d’organiser une session, il convient de vérifier quelles séquences sont éligibles à la formation à distance, de respecter les durées prévues pour chacune d’elles et de maintenir en présentiel l’ensemble des enseignements pour lesquels cette modalité est obligatoire.

Le distanciel doit ainsi s’intégrer dans un parcours pédagogique cohérent, articulant acquisition des connaissances et mise en pratique.

L’objectif n’est pas de remplacer le présentiel, mais d’utiliser la formation à distance là où elle est pédagogiquement adaptée, tout en maintenant les temps nécessaires à l’apprentissage concret du métier.

À retenir

Le TFP APS reste une formation très majoritairement présentielle : sur ses 175 heures, au moins 124 heures, soit 71 %, doivent être réalisées en présentiel. La formation à distance est limitée à 51 heures maximum, et seules les séquences identifiées comme compatibles avec cette modalité peuvent être concernées.

Cette organisation permet d’introduire davantage de souplesse pédagogique tout en maintenant une exigence essentielle pour la Branche Prévention-Sécurité : garantir une formation de qualité et préparer des agents capables de mobiliser réellement leurs compétences lorsqu’ils seront confrontés aux situations du terrain.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Le référentiel national qualité Qualiopi évolue. Le décret n° 2026-728 du 1er août 2026, qui entrera en vigueur le 1er novembre 2026, actualise plusieurs indicateurs permettant d’apprécier la qualité des actions de formation.

Pour les organismes de formation en sécurité privée, cette réforme ne bouleverse pas l’architecture de Qualiopi : les sept critères existants sont conservés. Elle renforce en revanche plusieurs exigences en matière de transparence, de protection des bénéficiaires, de suivi pédagogique, de sous-traitance et d’amélioration continue.

Quels sont les principaux changements à connaître et comment les anticiper ?

Qualiopi : une évolution du référentiel, pas une refonte complète

Premier point important : la réforme de 2026 ne remplace pas l’ensemble du système Qualiopi. Les sept critères qui structurent la certification sont maintenus. Ils concernent l’information du public, la conception des prestations, l’accompagnement des bénéficiaires, les moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement, les compétences des personnels, l’environnement professionnel ainsi que les appréciations, réclamations et l’amélioration.

La réforme intervient au niveau des indicateurs d’appréciation, c’est-à-dire des exigences précises et contrôlables permettant d’apprécier le respect de ces critères. Leur nombre passe de 32 à 33, le nouvel indicateur concernant spécifiquement l’apprentissage.

Plus largement, le nouveau référentiel renforce, dans plusieurs domaines, la nécessité de démontrer non seulement l’existence d’un dispositif, mais également sa mise en œuvre, son suivi, sa traçabilité et, dans certaines situations, son efficacité.

1. Une information du public plus précise et plus transparente

La réforme renforce tout d’abord les exigences concernant l’information communiquée aux bénéficiaires. L’indicateur 1 prévoit désormais que l’information diffusée précise notamment le type de reconnaissance de la formation délivrée, ses modalités pédagogiques et ses modalités de financement.

La communication du prestataire ne doit par ailleurs comporter aucune mention susceptible d’induire le public en erreur, notamment concernant les conditions d’accès, le contenu, les modalités pédagogiques, le financement de la formation ou encore les droits ou l’absence de droits de poursuite d’études conférés par la formation préparée.

L’indicateur 2 évolue également : les organismes doivent diffuser des indicateurs de résultats adaptés en précisant de manière transparente leurs modalités de calcul, ou en s’appuyant sur des dispositifs existants.

Pour les organismes de formation, cette évolution implique donc une vigilance accrue sur la précision, la fiabilité et la transparence des informations communiquées au public.

2. Une capacité à assurer la certification qui doit pouvoir être démontrée

Cette évolution concerne particulièrement les organismes proposant des formations conduisant à une certification professionnelle.

L’indicateur 7 prévoyait déjà que le prestataire s’assure de l’adéquation des contenus de la formation aux exigences de la certification visée.

Le nouveau référentiel ajoute qu’il doit pouvoir prouver sa capacité à assurer cette certification, y compris en qualité d’organisme habilité.

Pour les organismes préparant à des certifications professionnelles, il ne s’agit donc plus uniquement de s’assurer de la conformité des contenus : leur capacité à assurer la certification doit également pouvoir être démontrée.

3. La prévention des violences, du harcèlement et des discriminations entre dans le référentiel

La protection des bénéficiaires est également renforcée. L’indicateur 12 prévoit désormais que le prestataire doit s’assurer de la prévention et du traitement de toute situation de violence, dont les violences sexistes et sexuelles, de harcèlement ou de discrimination dans le cadre de la formation.

Les organismes devront donc être en mesure de démontrer qu’ils prennent en compte ces situations dans l’accompagnement de leurs bénéficiaires.

Attention cependant : le décret n’impose pas de modèle unique de procédure de prévention ou de signalement. Un dispositif formalisé peut constituer un moyen de démontrer le respect de l’exigence, sans que sa forme soit imposée par le texte.

4. Un suivi renforcé pour les formations à distance

Le nouvel indicateur 19 introduit une évolution importante pour les organismes proposant des modules pédagogiques à distance.

Le prestataire doit toujours mettre à disposition des bénéficiaires des ressources pédagogiques et leur permettre de se les approprier. Mais lorsque des modules sont réalisés à distance, il doit désormais vérifier l’effectivité de leur suivi par les apprenants.

La réforme ne définit toutefois pas de méthode unique de vérification ni de liste exhaustive des traces devant être conservées. L’indicateur prévoit également qu’au-delà d’un certain nombre d’intervenants par formation, un référent pédagogique devra assurer la coordination pédagogique. Le seuil correspondant doit être fixé par arrêté du ministre chargé de la formation professionnelle.

5. Une traçabilité renforcée de la sous-traitance

La réforme fait également évoluer l’indicateur 27 relatif à la sous-traitance. Lorsqu’un prestataire fait appel à la sous-traitance ou au portage salarial, il doit s’assurer du respect du référentiel et désormais en assurer la traçabilité dans les contrats de sous-traitance. Il s’agit donc d’un point à prendre en compte par les organismes concernés dans leurs relations avec leurs sous-traitants.

Le décret ne prévoit cependant pas de modèle unique de clause contractuelle : il fixe l’exigence de traçabilité, sans imposer la forme précise permettant de la démontrer.

6. Une nouvelle analyse des risques sur la qualité des formations

L’indicateur 32 connaît lui aussi une évolution significative. Le prestataire doit désormais mettre en place une démarche d’amélioration continue à partir de l’analyse des appréciations et des réclamations, ainsi qu’une analyse des risques sur la qualité des formations délivrées.

Cette évolution introduit plus explicitement une logique de prévention : l’organisme ne doit plus seulement tirer les enseignements des difficultés rencontrées, mais également identifier les risques susceptibles d’affecter la qualité de ses formations.

Le décret ne fixe cependant ni modèle, ni périodicité, ni méthode de cotation pour cette analyse des risques. Une cartographie ou une matrice peuvent constituer des outils possibles, mais ne constituent pas, en tant que tels, une obligation réglementaire.

7. Des évolutions spécifiques pour l’apprentissage

Plusieurs évolutions concernent spécifiquement l’apprentissage.Le référentiel renforce notamment les dispositions relatives au traitement des situations de rupture liées à des difficultés, violences ou discriminations, à l’information des apprentis, à leur accompagnement ainsi qu’au pilotage pédagogique.

Un 33e indicateur est également créé. Il prévoit la mise en place d’un dispositif d’évaluation des contenus et des enseignements par les apprenants, distinct du recueil général de satisfaction. Les résultats doivent être partagés avec les équipes pédagogiques et contribuer à une démarche d’amélioration continue dont l’efficacité doit être mesurée périodiquement. Ces dispositions doivent donc être appréciées en fonction de la catégorie d’action concernée.

Une logique de démonstration renforcée lors des audits Qualiopi

La réforme de 2026 ne signifie pas que le référentiel précédent reposait uniquement sur des documents ou des déclarations : plusieurs indicateurs imposaient déjà une mise en œuvre effective. Elle renforce néanmoins cette logique dans plusieurs domaines.

Les nouvelles formulations utilisées dans le référentiel (« prouver sa capacité », « vérifier l’effectivité », « assurer la traçabilité » ou « mesurer périodiquement l’efficacité ») montrent que l’appréciation de la conformité ne repose pas uniquement sur l’existence formelle d’un document.

Lors de l’audit Qualiopi, l’enjeu reste de déterminer si le prestataire démontre qu’il satisfait aux indicateurs qui lui sont applicables.

L’auditeur intervient toutefois dans le périmètre de la certification qualité. La présence dans le référentiel de notions telles que la violence, le harcèlement ou la discrimination ne lui confère pas le rôle des autorités compétentes pour qualifier juridiquement une situation individuelle ou exercer leurs pouvoirs de contrôle et de sanction.

Quelles conséquences pour les organismes agréés par l’ADEF ?

La réforme Qualiopi doit être distinguée des exigences propres aux certifications professionnelles et aux contrôles auxquels peuvent être soumis les organismes de formation en sécurité privée.

La certification Qualiopi ne se substitue pas aux autres autorisations, obligations ou contrôles applicables à l’activité de l’organisme de formation.

Pour les organismes agréés préparant aux certifications portées par l’ADEF, les nouvelles exigences Qualiopi doivent donc être intégrées à leur organisation parallèlement au respect des exigences propres aux certifications préparées.

La réforme du référentiel Qualiopi ne doit ainsi pas conduire à confondre l’audit de certification qualité avec les contrôles réalisés dans le cadre des certifications ADEF.

Comment se préparer à l’entrée en vigueur du nouveau référentiel ?

D’ici au 1er novembre 2026, les organismes de formation peuvent commencer par identifier les indicateurs qui évoluent et examiner les conséquences de ces nouvelles exigences sur leur organisation.

Plusieurs sujets méritent notamment une attention particulière : l’information communiquée au public, les modalités de calcul des indicateurs de résultats, la capacité à assurer les certifications préparées, la prévention des violences et discriminations, le suivi des modules à distance, la traçabilité de la sous-traitance et l’analyse des risques sur la qualité des formations.

Cette préparation doit néanmoins tenir compte d’un principe essentiel : ne pas confondre l’obligation réglementaire et les moyens permettant d’en démontrer le respect.

Certains éléments restent par ailleurs à préciser. Les indicateurs 19 et 20 renvoient notamment à des seuils devant être fixés par arrêté.

À retenir

La réforme de Qualiopi applicable à compter du 1er novembre 2026 ne remet pas en cause l’architecture générale de la certification : les sept critères sont conservés, tandis que plusieurs indicateurs sont renforcés et qu’un 33e indicateur est créé pour l’apprentissage.

Elle traduit principalement un renforcement de la transparence, de la protection des bénéficiaires, du suivi pédagogique, de la traçabilité et de la maîtrise des risques liés à la qualité des formations.

Pour les organismes de formation en sécurité privée, l’enjeu est désormais d’identifier les évolutions qui leur sont applicables et de vérifier qu’ils pourront en démontrer le respect à compter de leur entrée en vigueur.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Malgré une préparation sérieuse et l’accompagnement des équipes pédagogiques, certains candidats peuvent ne pas obtenir la validation attendue lors d’une épreuve certificative.

Cette situation, relativement fréquente dans tout dispositif de certification professionnelle, ne doit pas être considérée comme un échec définitif. Bien accompagnée, elle peut au contraire constituer une étape vers la réussite future du candidat.

Pour les organismes de formation, l’enjeu consiste à gérer cette situation avec rigueur, tout en apportant au candidat les informations et le soutien nécessaires pour lui permettre de poursuivre son parcours.

Comprendre les raisons de l’ajournement

Lorsqu’un candidat n’obtient pas la certification visée, il est important d’analyser les résultats obtenus afin d’identifier les compétences ou les blocs qui n’ont pas été validés.

Cette étape permet :

  • D’objectiver les résultats ;
  • D’expliquer clairement la décision au candidat ;
  • D’identifier les axes de progression ;
  • De construire un plan d’accompagnement adapté.

Un retour individualisé contribue souvent à maintenir la motivation du candidat et à préparer efficacement la suite de son parcours.

Informer rapidement le candidat

L’annonce d’un résultat défavorable peut être difficile à recevoir.

Il est donc recommandé d’apporter au candidat une information claire et précise sur :

  • Les résultats obtenus ;
  • Les compétences restant à acquérir ou à consolider ;
  • Les possibilités de rattrapage ou de nouvelle présentation ;
  • Les démarches à entreprendre pour poursuivre son parcours.

Une communication transparente permet d’éviter les incompréhensions et favorise l’engagement du candidat dans la suite de sa préparation.

Quelles possibilités après un échec à l’examen ?

Selon la certification concernée et les résultats obtenus, différentes solutions peuvent être envisagées.

Le candidat peut notamment être amené à :

  • Se représenter à certaines épreuves ;
  • Compléter son parcours de formation ;
  • Renforcer ses connaissances sur les compétences non validées ;
  • Participer à une nouvelle session certificative.

Les organismes de formation ont un rôle essentiel pour orienter le candidat vers la solution la plus adaptée à sa situation.

Assurer le suivi administratif du dossier

Au-delà de l’accompagnement pédagogique, certaines démarches administratives doivent être réalisées afin d’assurer la bonne gestion du dossier du candidat.

Il convient notamment :

  • D’enregistrer les résultats conformément aux procédures en vigueur ;
  • De conserver les documents relatifs à la certification ;
  • De préparer, le cas échéant, l’inscription du candidat à une nouvelle session ;
  • De respecter les délais et modalités définis pour la gestion des parcours de certification.

Une gestion rigoureuse permet de sécuriser le parcours du candidat et de faciliter les démarches ultérieures.

Transformer l’échec en opportunité de progression

L’expérience montre qu’un candidat ajourné n’est pas nécessairement un candidat en difficulté durable.

Dans de nombreux cas, quelques actions ciblées permettent de combler les écarts constatés :

  • Renforcer les révisions sur les points faibles : L’analyse des résultats permet souvent d’identifier précisément les connaissances ou les compétences à consolider.
  • Multiplier les mises en situation : Les exercices pratiques, études de cas et simulations constituent des outils particulièrement efficaces pour développer les réflexes professionnels attendus lors des évaluations.
  • Travailler la gestion du stress : Certaines contre-performances sont davantage liées au stress de l’examen qu’à un manque de compétences.

Un accompagnement adapté peut alors contribuer à améliorer significativement les résultats lors d’une nouvelle présentation.

Maintenir la motivation

Le rôle de l’équipe pédagogique est également de rappeler au candidat que de nombreux professionnels obtiennent leur certification après une seconde présentation.

L’objectif est de transformer l’expérience vécue en levier de progression plutôt qu’en facteur de découragement.

Le rôle essentiel des organismes de formation

Au-delà de leur mission de transmission des compétences, les organismes de formation jouent un rôle déterminant dans l’accompagnement des candidats confrontés à une difficulté ou à un échec temporaire.

Grâce à leur expertise pédagogique, ils contribuent à identifier les axes d’amélioration, à préparer les futures échéances et à sécuriser les parcours professionnels des apprenants.

Cette démarche d’accompagnement participe pleinement à la qualité des certifications professionnelles de la branche Prévention-Sécurité.

Besoin d’informations complémentaires ?

Pour toute question relative aux procédures de certification, aux modalités de rattrapage ou à la gestion administrative des candidats, les équipes de l’ADEF restent à la disposition des organismes de formation agréés.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Le ou les agrément(s) délivré(s) par l’ADEF atteste(nt) de la capacité d’un organisme de formation à mettre en œuvre la ou les certifications professionnelles de la branche Prévention-Sécurité dans le respect des exigences définies par les partenaires sociaux.

Toutefois, un agrément repose sur les informations communiquées lors de son instruction. Lorsque certains éléments de l’organisation évoluent, il est donc essentiel d’en informer l’ADEF afin de garantir la conformité du dossier et d’assurer la continuité de l’agrément.

Quels sont les changements concernés ? Pourquoi cette démarche est-elle importante ? Faisons le point.

Pourquoi signaler les évolutions de votre organisme ?

Au fil du temps, un organisme de formation peut connaître différentes évolutions : changement de dirigeant, déménagement, modification de son équipe pédagogique ou encore évolution de sa structure juridique.

Ces changements peuvent avoir un impact sur les conditions dans lesquelles les formations et les certifications sont organisées.

Informer l’ADEF permet :

  • De maintenir à jour les informations relatives à votre organisme ;
  • De garantir la conformité de votre agrément ;
  • De faciliter les échanges avec les équipes de l’ADEF ;
  • D’éviter d’éventuelles difficultés lors des contrôles ou du renouvellement de l’agrément.

Quels changements doivent être déclarés ?

Changement de dénomination ou de structure juridique

Toute modification concernant l’identité de l’organisme doit être signalée.

Cela peut notamment concerner :

  • Un changement de raison sociale ;
  • Une fusion ou une restructuration ;
  • Une modification du statut juridique ;
  • Un changement de numéro SIRET.
  • L’autorisation d’exercer en cours de validité et délivrée par le CNAPS (A mettre à jour dans sur l’extranet de l’ADEF).
  • La certification QUALIOPI en cours de validité (A mettre à jour dans sur l’extranet de l’ADEF) ;
  • L’agrément INRS ou une convention de partenariat (convention + copie de l’agrément INRS) pour la préparation et la validation du SST en cours de validité (A mettre à jour dans sur l’extranet de l’ADEF).

Ces éléments constituent des informations essentielles pour le suivi administratif de votre agrément.

Changement de dirigeant ou de représentant légal

La gouvernance de l’organisme fait partie des éléments examinés dans le cadre de l’agrément.

En cas de changement de dirigeant ou de représentant légal, il est important d’en informer rapidement l’ADEF afin que les informations administratives soient actualisées.

L’autorisation d’exercice en cours de validité délivrée par le CNAPS aux exploitants individuels et aux personnes morales (A mettre à jour dans sur l’extranet de l’ADEF).

Changement d’adresse ou de site de formation

Un déménagement du siège social, d’un site de réalisation ou l’ouverture d’un nouveau site de formation peuvent avoir des conséquences sur l’organisation des formations et des sessions certificatives.

Toute modification des lieux où sont dispensées les formations ou organisées les certifications doit donc être portée à la connaissance de l’ADEF.

Dans le cas où le prestataire de formation agréé déménage sur un nouveau site de formation, il devra en informer l’ADEF deux mois avant la date prévue du déménagement par mail et transmettre les documents suivants, pour la nouvelle adresse :

  • L’attestation assurance RC ;                                               
  • Le plan et photos des locaux ;
  • L’autorisation d’exercer délivrée par le CNAPS (a minima le récépissé de déclaration au CNAPS de l’activité à la nouvelle adresse) ;
  • Le KBIS et l’avis SIRENE identifiant la nouvelle adresse (numéro SIRET en cours de validité).

Une fois les documents reçus, une visite sera réalisée par un contrôleur de l’ADEF sur le nouveau site de formation, à la suite du déménagement.

Modification des coordonnées de contact

Une information aussi simple qu’un changement d’e-mail ou de numéro de téléphone peut avoir des conséquences importantes si elle n’est pas signalée.

Des coordonnées à jour permettent notamment de recevoir les informations relatives aux certifications, aux évolutions réglementaires ou aux procédures administratives.

Quand effectuer cette déclaration ?

L’ADEF recommande de signaler toute évolution dès qu’elle intervient (sauf déménagement deux mois avant sa réalisation).

Plus l’information est transmise rapidement, plus il est facile de mettre à jour le dossier de l’organisme et d’éviter toute difficulté administrative ultérieure.

Anticiper ces démarches est également un moyen de préparer sereinement les futures demandes de renouvellement d’agrément.

Une responsabilité partagée

Maintenir un dossier à jour ne relève pas uniquement d’une obligation administrative. C’est également une démarche qui contribue à la qualité et à la crédibilité du dispositif de certification de la branche Prévention-Sécurité.

En informant l’ADEF des évolutions de leur organisation, les organismes de formation participent activement au maintien d’un cadre de certification fiable, transparent et conforme aux exigences de la profession.

Besoin d’un accompagnement ?

Vous avez un doute sur la nature d’un changement à déclarer ou sur la procédure à suivre ?

Les équipes de l’ADEF sont à votre disposition pour vous accompagner et vous orienter dans vos démarches afin de garantir la conformité de votre agrément.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

L’accès à la formation professionnelle constitue un enjeu majeur d’inclusion et d’égalité des chances. Dans le secteur de la sécurité privée comme dans l’ensemble des branches professionnelles, les organismes de formation ont l’obligation de prendre en compte les besoins des personnes en situation de handicap afin de leur permettre d’accéder aux formations et aux certifications dans les meilleures conditions.

Pour répondre à cet objectif, la désignation d’un référent handicap au sein des organismes de formation apparaît comme une solution très pertinente. Quel est précisément son rôle ? Quelles sont les obligations qui incombent aux centres de formation ? Faisons le point.

Le référent handicap : un interlocuteur clé

Le référent handicap est la personne chargée de coordonner les actions permettant de favoriser l’accueil, l’accompagnement et la réussite des apprenants en situation de handicap.

Sa mission ne consiste pas uniquement à intervenir lorsqu’une difficulté est signalée. Il doit également contribuer à instaurer une démarche globale d’accessibilité au sein de l’organisme de formation.

Concrètement, il constitue le point de contact privilégié pour :

  • Les candidats et stagiaires en situation de handicap ;
  • Les équipes pédagogiques et administratives ;
  • Les partenaires spécialisés dans l’accompagnement du handicap ;
  • Les certificateurs et instances professionnelles.

Une obligation pour les organismes de formation

Depuis plusieurs années, la prise en compte du handicap fait partie intégrante des exigences applicables aux organismes de formation.

Dans le cadre de la certification Qualiopi, les centres de formation doivent notamment démontrer leur capacité à accueillir les publics en situation de handicap et à adapter leurs prestations lorsque cela est nécessaire.

La désignation d’un référent handicap s’inscrit pleinement dans cette démarche d’amélioration continue et constitue aujourd’hui une bonne pratique largement attendue lors des audits qualité.

Quelles sont les missions du référent handicap ?

Accueillir et informer les candidats

Le référent handicap doit être identifié et facilement joignable par les futurs stagiaires. Il est chargé d’informer les candidats sur les possibilités d’aménagement dont ils peuvent bénéficier et de les accompagner dans leurs démarches tout au long de leur parcours de formation.

Évaluer les besoins d’adaptation

Chaque situation étant unique, le référent handicap doit analyser les besoins spécifiques de l’apprenant afin d’identifier les éventuels aménagements nécessaires.

Ces adaptations peuvent concerner :

  • Les conditions d’accueil ;
  • Les supports pédagogiques ;
  • Les modalités d’évaluation ;
  • L’organisation des épreuves certificatives ;
  • Les équipements utilisés pendant la formation.

L’objectif est de compenser les conséquences du handicap sans modifier les compétences attendues dans le cadre de la certification.

Mobiliser les partenaires compétents

Le référent handicap travaille en lien avec différents acteurs spécialisés afin de construire des solutions adaptées :

  • AGEFIPH ;
  • Cap Emploi ;
  • MDPH ;
  • Organismes spécialisés dans l’accompagnement du handicap ;
  • Réseaux régionaux de référents handicap.

Cette coopération permet d’apporter des réponses adaptées aux situations les plus complexes.

Sensibiliser les équipes

Le rôle du référent handicap ne se limite pas à l’accompagnement individuel des apprenants. Il participe également à la sensibilisation des formateurs et du personnel administratif afin de développer une culture de l’inclusion au sein de l’organisme.

Quelles adaptations peuvent être mises en place ?

Selon les besoins identifiés, différents aménagements peuvent être envisagés :

  • Temps supplémentaire lors des évaluations ;
  • Mise à disposition de supports adaptés ;
  • Accessibilité des locaux ;
  • Adaptation des modalités pédagogiques ;
  • Utilisation d’équipements spécifiques ;
  • Organisation particulière des épreuves de certification.

Chaque demande doit être étudiée individuellement afin de garantir un traitement équitable et adapté à la situation de la personne concernée.

Le cas particulier des certifications de la branche sécurité privée

Les certifications professionnelles de la branche sécurité privée répondent à des exigences réglementaires précises liées à l’exercice des métiers.

Pour autant, dans la très grande majorité des cas, la situation de handicap ne constitue pas un obstacle à l’accès à la formation ou à la certification. Lorsque cela est nécessaire, des aménagements peuvent être mis en œuvre afin de permettre aux candidats de suivre leur parcours dans des conditions adaptées, tout en préservant les exigences professionnelles et les compétences attendues.

Les organismes de formation sont donc invités à anticiper ces situations et à se rapprocher de leurs interlocuteurs habituels lorsqu’une demande d’aménagement est formulée.

Il est essentiel ici de rappeler que la branche Prévention-Sécurité attache ainsi une importance particulière au respect de ces principes pour les candidats en situation de handicap, pour lesquels un aménagement en formation permet de compenser le handicap, tout en veillant au maintien de la conformité et de qualité de la formation et de l’examen.

Dans le cadre de son engagement en faveur de l’égalité des chances, la branche Prévention-Sécurité met à disposition un formulaire de demande d’aménagements destiné aux personnes en situation de handicap souhaitant passer une certification de branche (TFP, CCC …).

Ce formulaire permet aux organismes de formation agréés de demander des aménagements pour leurs stagiaires. Il doit être rempli en lien avec le référent handicap de l’organisme et envoyé au secrétariat de l’ADEF (adef1@orange.fr). Le certificateur s’engage à répondre dans un délai de trois jours ouvrables, dès lors que le formulaire est correctement rempli.

Téléchargez le formulaire et contactez l’équipe de l’ADEF (adef1@orange.fr) pour tout accompagnement.

Une démarche au service de l’inclusion

Au-delà des obligations réglementaires, la mise en place d’une politique handicap constitue un véritable levier d’inclusion pour les organismes de formation.

En favorisant l’accessibilité des parcours et en accompagnant les apprenants concernés, les centres de formation contribuent à ouvrir davantage les métiers de la sécurité privée aux personnes en situation de handicap et participent pleinement à la professionnalisation de l’ensemble de la filière.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

La qualité d’un titre ou d’une certification repose autant sur le contenu de la formation que sur la rigueur de son évaluation. La constitution d’un jury d’examen impartial, compétent et conforme aux exigences réglementaires est donc une responsabilité essentielle des organismes de formation agréés.

Composition du jury, prévention des conflits d’intérêts, déroulement des épreuves, rôle du président … Voici les principales règles à respecter pour sécuriser vos sessions d’examen et garantir l’équité entre tous les candidats.

Pourquoi le jury joue-t-il un rôle essentiel ?

Le jury n’a pas uniquement pour mission d’évaluer les compétences des candidats.

Il est le garant :

  • De l’impartialité des évaluations ;
  • Du respect des procédures d’examen ;
  • De la conformité réglementaire de la session ;
  • De la crédibilité des certifications délivrées.

Par leur signature, les membres du jury attestent que seuls les candidats répondant aux exigences de la profession obtiennent leur certification.

Une composition du jury strictement encadrée

Le Cahier des charges du TFP APS et l’arrêté du 23 octobre 2024 fixent des règles précises.

Le jury est composé au minimum de deux membres :

  • Un représentant du collège salarié ;
  • Un représentant du collège employeur.

La présence d’un troisième membre est fortement recommandée afin de sécuriser le déroulement de la session, notamment en cas d’absence imprévue.

Les jurés désignent entre eux un président de jury, chargé de coordonner les opérations d’examen et de conduire les délibérations.

Les membres du jury doivent également :

  • Justifier d’au moins deux années d’expérience professionnelle dans le domaine concerné ;
  • Être extérieurs aux effectifs de l’organisme de formation ;
  • Être validés par l’autorité certificatrice.

L’impartialité : une exigence incontournable

L’objectivité de l’évaluation constitue l’un des fondements de la certification.

C’est pourquoi les membres du jury doivent être sélectionnés de manière à éviter tout conflit d’intérêts.

Concrètement :

  • Ils ne peuvent appartenir à la même entreprise de sécurité ;
  • Ils ne peuvent pas évaluer un candidat ayant un lien avec leur propre entreprise ;
  • Ils doivent conserver une totale neutralité tout au long des épreuves.

Cette indépendance garantit une évaluation exclusivement fondée sur les compétences observées.

Avant l’examen : un contrôle administratif indispensable

Avant même le début des épreuves, le jury doit vérifier l’ensemble des dossiers administratifs des candidats.

Aucune épreuve ne peut débuter tant que ces vérifications ne sont pas terminées.

Le jury contrôle notamment :

  • l’autorisation préalable, provisoire ou la carte professionnelle en cours de validité délivrée par le CNAPS ;
  • les justificatifs de secourisme ;
  • les prérequis linguistiques (niveau B1) ;
  • les feuilles de présence attestant de la réalisation des heures de formation ;
  • les éventuels justificatifs de rattrapage des absences ;
  • les pièces d’identité des candidats.

Ces contrôles participent pleinement à la sécurisation de la certification.

Pendant les épreuves : garantir l’équité entre tous les candidats

Le rôle du jury se poursuit durant l’ensemble des évaluations.

Il veille notamment :

  • Au respect des conditions d’examen ;
  • À l’absence de communication entre les candidats ;
  • À l’interdiction de tout support documentaire non autorisé ;
  • Au bon fonctionnement du matériel ;
  • Au respect des scénarios d’évaluation prévus.

Au moins un membre du jury doit être présent en permanence durant l’épreuve théorique.

En cas d’incident technique susceptible de compromettre le bon déroulement de l’examen, le président du jury peut décider d’interrompre ou d’annuler l’épreuve et en informe immédiatement l’ADEF.

Une évaluation fondée sur des critères objectifs

Les membres du jury évaluent les candidats à partir des grilles officielles prévues par la branche professionnelle. Chaque appréciation doit être fondée sur des éléments observables. Lorsque certains critères sont notés « Pas fait », le jury doit obligatoirement compléter la grille par des observations permettant de justifier cette évaluation.

Cette traçabilité contribue à la transparence des décisions et facilite, le cas échéant, l’accompagnement des candidats ajournés.

Des règles de déontologie à respecter

Le professionnalisme du jury s’exprime également dans son comportement.

Les bonnes pratiques attendues comprennent notamment :

  • Arriver suffisamment en avance pour préparer la session ;
  • Adopter une tenue adaptée ;
  • Conserver une attitude impartiale et respectueuse ;
  • Éviter toute communication pendant les évaluations ;
  • Respecter la confidentialité des informations concernant les candidats, notamment lorsqu’un aménagement lié à une situation de handicap a été accordé.

Ces exigences participent directement à la qualité de la certification.

Après les épreuves : une décision collégiale

À l’issue des évaluations, le jury délibère afin de statuer sur l’aptitude de chaque candidat. Le président dispose d’une voix prépondérante en cas de désaccord. Les résultats doivent être communiqués aux candidats dans les délais prévus, accompagnés, en cas d’ajournement, d’explications claires leur permettant d’identifier les compétences restant à acquérir.

Une responsabilité collective au service de la profession

Le jury d’examen constitue l’un des piliers de la qualité des certifications de la branche Prévention-Sécurité.

Le respect des règles de composition, d’impartialité et de fonctionnement permet de garantir des évaluations fiables, équitables et reconnues par l’ensemble de la profession.

Pour les organismes de formation agréés, veiller à la bonne constitution du jury est bien plus qu’une obligation réglementaire : c’est une condition essentielle pour préserver la valeur des certifications et contribuer à la professionnalisation durable du secteur.

Outil mis en place par la branche à destination des jurys

Le certificateur de la branche Prévention-Sécurité (CPNEFP-ADEF) a mis en ligne un MOOC (c’est-à-dire en français un « cours en ligne ouvert et massif ») visant à sensibiliser les jurys du TFP APS sur les connaissances élémentaires leur permettant d’exercer leur rôle.

Téléchargez le MOOC  

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

L’organisation d’une session de formation TFP APS nécessite une préparation rigoureuse afin de garantir sa conformité aux exigences de la branche Prévention-Sécurité. Avant l’accueil des stagiaires, plusieurs éléments doivent faire l’objet d’une attention particulière.

Agrément, formateurs, dossiers des candidats, équipements pédagogiques ou encore organisation des examens : voici les principaux points de vigilance à anticiper pour sécuriser le bon déroulement de votre session.

1. Vérifier la validité de votre agrément

Avant toute programmation de session, assurez-vous que votre agrément est toujours en cours de validité et que les informations relatives à votre organisme sont à jour sur votre espace ADEF.

Une attention particulière doit être portée aux échéances de renouvellement afin d’éviter toute interruption dans l’organisation de vos formations.

2. Déclarer la session avec exactitude

La déclaration de session constitue une étape essentielle du processus.

Dates de formation, lieux de réalisation, coordonnées des formateurs ou encore dates prévisionnelles d’examen : chaque information renseignée doit être vérifiée avec soin avant validation.

Une simple erreur de saisie peut entraîner des difficultés de traitement ou nécessiter des démarches correctives ultérieures.

3. Contrôler les prérequis des candidats

Avant l’entrée en formation, il est indispensable de vérifier que chaque candidat remplit les conditions d’accès prévues pour le TFP APS.

L’ensemble des pièces justificatives doivent être collectées, contrôlées et conservées dans le dossier du stagiaire afin de pouvoir être présentées en cas de contrôle.

4. S’assurer de la conformité des formateurs

Les formateurs intervenant sur la session doivent répondre aux exigences fixées par le cahier des charges de la certification.

Qualifications, expériences professionnelles, certifications ou attestations requises doivent être à jour et facilement accessibles.

5. Identifier clairement le référent de la certification

Le référent TFP APS joue un rôle central dans le suivi et le bon déroulement de la formation.

Il est important de s’assurer que cette mission est clairement attribuée et que la personne désignée maîtrise l’ensemble des exigences applicables à la certification.

6. Vérifier la conformité des locaux

Les locaux doivent permettre d’accueillir les stagiaires dans des conditions adaptées à l’apprentissage et aux évaluations.

Capacité d’accueil, accessibilité, sécurité des espaces ou encore disponibilité des salles dédiées aux mises en situation pratiques doivent être vérifiées avant le démarrage de la session.

7. Contrôler les équipements pédagogiques

Les équipements prévus par le cahier des charges doivent être disponibles, opérationnels et adaptés au nombre de stagiaires accueillis.

Cette vérification concerne aussi bien le matériel utilisé lors des enseignements théoriques que celui mobilisé lors des exercices pratiques et des évaluations.

8. Préparer les documents administratifs

Avant l’arrivée des stagiaires, il est recommandé de s’assurer que l’ensemble des documents nécessaires est prêt :

  • Feuilles d’émargement ;
  • Convocations ;
  • Programmes de formation ;
  • Règlements intérieurs ;
  • Dossiers individuels des candidats.

Une organisation administrative rigoureuse facilite le suivi de la formation et sécurise les contrôles éventuels.

9. Anticiper les situations de handicap

L’accueil des personnes en situation de handicap doit être préparé en amont lorsque des besoins spécifiques sont identifiés.

Pour rappel, la branche a mis en place un formulaire dédié à destination des OF qui souhaitent opérer une demande d’aménagements pour leurs stagiaires en situation de handicap souhaitant passer une certification de branche (TFP, CCC…). Ce formulaire, une fois complété par l’OF, est à envoyer au secrétariat de l’ADEF (adef1@orange.fr).

10. Préparer l’organisation des examens

L’organisation des épreuves certificatives doit être anticipée dès le lancement de la session.

La disponibilité des jurys, les espaces dédiés aux évaluations, les équipements nécessaires ainsi que les documents d’examen doivent être vérifiés suffisamment tôt afin d’éviter toute difficulté de dernière minute.

11. Prévoir les modalités de suivi des stagiaires

Le suivi des candidats fait partie intégrante des engagements des organismes agréés.

Il est donc utile de prévoir dès le démarrage de la session les modalités de collecte des informations nécessaires au suivi des parcours et de l’insertion professionnelle des certifiés.

12. Réaliser une vérification globale avant l’ouverture

Quelques jours avant le début de la formation, il est recommandé d’effectuer une revue complète de l’ensemble de la session.

Cette ultime vérification permet de confirmer que les dossiers sont complets, que les moyens pédagogiques sont disponibles, que les intervenants sont mobilisés et que l’organisation des examens est sécurisée.

Une préparation rigoureuse au service de la qualité

La qualité d’une session de formation se construit bien avant l’entrée des stagiaires en salle.

En portant une attention particulière à ces différents points de vigilance, les organismes de formation sécurisent leur organisation, facilitent le travail de leurs équipes pédagogiques et contribuent au maintien du niveau d’exigence attendu par la branche Prévention-Sécurité.

Au-delà du respect des obligations liées à l’agrément, cette rigueur participe directement à la qualité des formations dispensées et à la valeur des certifications obtenues par les futurs professionnels de la sécurité privée.

À retenir !

Avant chaque ouverture de session TFP APS, assurez-vous notamment que :

✓ Votre agrément est valide et vos informations sont à jour

✓ La session a été correctement déclarée auprès de l’ADEF

✓ Les prérequis des candidats ont été vérifiés

✓ Les formateurs disposent des qualifications requises

✓ Les locaux et équipements pédagogiques sont conformes

✓ Les dossiers administratifs sont complets

✓ L’organisation des examens a été anticipée

✓ Les éventuels aménagements liés au handicap ont été pris en compte

Une préparation méthodique reste le meilleur moyen de garantir une session conforme, sereine et pleinement au service de la qualité des formations de la branche.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Dans un secteur aussi exigeant que celui de la prévention et de la sécurité, la qualité des formations constitue un enjeu majeur. Les entreprises doivent pouvoir recruter des professionnels compétents, les stagiaires doivent bénéficier d’un enseignement conforme aux référentiels et les certifications doivent conserver toute leur valeur auprès des employeurs.

Pour atteindre cet objectif, l’ADEF met en œuvre un dispositif de contrôle auprès des organismes de formation agréés par la CPNEFP. Ces contrôles participent directement à la qualité, à la crédibilité et à l’équité du système de certification de la branche.

Pourquoi l’ADEF réalise-t-elle des contrôles ?

L’agrément délivré aux organismes de formation repose sur le respect de cahiers des charges précis définissant les exigences pédagogiques, administratives et matérielles nécessaires à la délivrance des certifications professionnelles.

Les contrôles ont pour mission de vérifier que ces exigences sont effectivement respectées sur le terrain.

Ils permettent notamment de s’assurer :

  • De la conformité des formations aux référentiels de certification ;
  • De la qualité des moyens pédagogiques mis à disposition des stagiaires ;
  • Du respect des procédures d’examen ;
  • De l’impartialité des évaluations ;
  • De l’égalité de traitement entre tous les candidats.

Au-delà de la conformité réglementaire, l’objectif est de préserver la confiance accordée aux certifications professionnelles de la branche et de garantir leur reconnaissance auprès des employeurs et de France Compétences notamment.

Le rôle des contrôleurs mandatés par l’ADEF

Les contrôles sont réalisés par des contrôleurs mandatés par la CPNEFP. Leur mission consiste à observer, vérifier et constater le respect des obligations auxquelles sont soumis les organismes agréés.

Leur intervention peut porter sur différents aspects :

  • L’organisation générale de l’organisme ;
  • Les conditions de déroulement des formations ;
  • Les équipements pédagogiques ;
  • Les documents administratifs ;
  • Les sessions d’examen et les jurys de certification.

Les contrôleurs agissent avec impartialité et objectivité. Leur rôle n’est pas de sanctionner directement, mais de constater les éventuels écarts et de transmettre leurs observations dans le cadre des procédures prévues par la branche.

Comment se déroule un contrôle ?

Les contrôles peuvent être programmés ou réalisés de manière inopinée.

Lors de leur intervention, les contrôleurs peuvent :

  • Examiner les documents relatifs aux formations ;
  • Vérifier la présence et la conformité des équipements requis ;
  • Assister à des séquences de formation ou d’examen ;
  • Vérifier la conformité de l’identité de chaque stagiaire présent dans la salle de cours ;
  • Échanger avec les responsables pédagogiques, les formateurs ou les membres du jury.

À l’issue de leur mission, un rapport est établi afin de consigner les constats réalisés.

Cette démarche permet d’assurer une surveillance continue du respect des cahiers des charges tout au long de la durée de l’agrément.

Le Comité de Discipline et d’Éthique : garant du respect des règles

Lorsque des manquements sont constatés, les rapports de contrôle sont transmis au Comité de Discipline et d’Éthique (CO.D.E.) de la CPNEFP.

Ce comité paritaire est chargéd’examiner les situations signalées et de prendre, lorsque cela est nécessaire, les mesures adaptées au regard de la gravité des écarts observés.

Ce dispositif contribue à garantir l’équité entre les organismes de formation et à maintenir un haut niveau d’exigence pour l’ensemble de la profession.

Le contrôle : un outil d’amélioration continue

Les contrôles ne doivent pas être perçus comme une simple démarche de vérification.

Ils constituent également un levier d’amélioration continue pour les organismes de formation. Les observations formulées permettent d’identifier d’éventuels axes de progression et de renforcer les bonnes pratiques déjà mises en œuvre.

Cette démarche profite à l’ensemble des acteurs de la filière : organismes de formation, entreprises de sécurité, stagiaires et futurs professionnels.

Un objectif : préserver l’excellence des formations de la branche

À travers son dispositif de contrôle, l’ADEF contribue à garantir la qualité des formations et des certifications professionnelles de la prévention et de la sécurité.

En veillant au respect des cahiers des charges, à l’impartialité des examens et à l’application homogène des règles sur l’ensemble du territoire, l’ADEF participe activement à la professionnalisation du secteur et à la reconnaissance des compétences des futurs agents de sécurité.

Un engagement essentiel pour répondre aux attentes des entreprises, accompagner les évolutions du métier et renforcer durablement l’attractivité de la filière.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Toute l’équipe de l’ADEF souhaite saluer la mémoire d’Anne-Marie Roubertou. Durant de nombreuses années, Anne-Marie a accompagné la vie et le développement de l’ADEF avec engagement et professionnalisme. Son implication, sa disponibilité et son attachement profond à notre mission ont marqué celles et ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés.

Au-delà de son parcours au sein de l’ADEF, nous garderons le souvenir d’une femme appréciée dont la bienveillance, l’écoute et les qualités humaines forçaient naturellement le respect et l’amitié.

Son absence laisse un grand vide, mais son souvenir continuera d’accompagner notre quotidien, de guider nos gestes et de vivre à travers les nombreuses personnes qu’elle a rencontrées, aidées ou encouragées au fil des années.

Toutes nos pensées vont à sa famille, à ses proches et à ceux qui partageaient son estime et son amitié.

Merci Anne-Marie. 🖤

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée

Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes, la menace terroriste, les risques d’intrusion ou encore les enjeux liés à la continuité d’activité, la protection des sites sensibles est devenue un sujet stratégique.

Sites industriels, infrastructures énergétiques, plateformes logistiques, établissements de santé, centres de données, réseaux de transport ou infrastructures de télécommunications : ces environnements nécessitent aujourd’hui des dispositifs de sûreté particulièrement exigeants.

En France, près de 300 Opérateurs d’Importance Vitale (OIV) exploitent environ 1 500 sites stratégiques répartis sur le territoire national. Ces infrastructures sont considérées comme essentielles au fonctionnement du pays et font l’objet d’exigences renforcées en matière de sécurité.

Des missions qui nécessitent des compétences spécifiques

Assurer la sécurité d’un site sensible implique bien plus qu’une simple présence sur site. Les agents intervenant dans ces environnements doivent être capables :

  • d’appliquer des procédures de sûreté renforcées ;
  • d’identifier des comportements ou situations à risque ;
  • de contrôler efficacement les accès et les flux ;
  • d’adopter une posture adaptée à des environnements à forts enjeux ;
  • de réagir avec discernement face à des situations inhabituelles ;
  • et d’intégrer les contraintes spécifiques liées à la protection d’infrastructures sensibles.

Ces missions exigent donc des compétences complémentaires étroitement liées aux réalités opérationnelles du terrain.

La CCC P2S : une certification pensée pour les réalités du terrain

La Certification de Compétences Complémentaires P2S – Assurer la protection de sites sensibles a été conçue par la Branche Prévention-Sécurité afin de répondre précisément à ces besoins.

Cette certification permet aux agents de sécurité de développer des compétences complémentaires adaptées aux exigences des sites sensibles.

La CCC P2S contribue notamment à renforcer :

  • l’analyse des risques et des comportements ;
  • la maîtrise des procédures spécifiques ;
  • la gestion des contrôles et des accès ;
  • la compréhension des enjeux liés aux infrastructures sensibles ;
  • la capacité à évoluer dans des environnements à forte exigence sécuritaire.

Conçue au plus près des attentes du terrain, cette certification apporte une réponse concrète aux évolutions des missions de sécurité privée.

Une montée en compétences essentielle pour la filière

Face à l’évolution des risques et au niveau d’exigence croissant des donneurs d’ordre, la montée en compétences des agents affectés à des sites sensibles constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour l’ensemble de la filière prévention-sécurité.

La spécialisation des compétences permet :

  • de renforcer la qualité des prestations de sécurité ;
  • d’améliorer la sécurisation des infrastructures sensibles ;
  • de répondre aux attentes opérationnelles des exploitants ;
  • et de valoriser le professionnalisme des agents intervenant sur ces sites.

Avec la CCC P2S, la Branche Prévention-Sécurité poursuit ainsi son engagement en faveur d’une sécurité privée toujours plus qualifiée, adaptée aux réalités du terrain et aux nouveaux enjeux de sûreté.

Les titres et certifications des métiers de la sécurité privée